La Fédération française des Agences de presse (FFAP), le Syndicat national des journalistes (SNJ) et la Société des journalistes (SDJ) de Radio France ont condamné vendredi les perquisitions menées jeudi au Point et à L’Express.
La FFAP, qui "s’élève" contre ces perquisitions, estime
que "les actions judiciaires à l’encontre de journalistes et dans les
locaux des organes de presse ne peuvent avoir pour but que de les obliger à
dévoiler leurs sources d’information".
Or "l’un des devoirs des journalistes consiste justement à
protéger de tout risque les personnes qui acceptent de leur communiquer des
informations".
Pour la FFAP, "les poursuites judiciaires sur le motif de
+violation du secret de l’instruction ou de recel+ s’opposent à l’article 109
du Code de procédure pénale, qui protège les sources journalistiques", et
"constituent une intimidation et une menace".
Pour le SNJ, "la contestation du secret des sources des
journalistes, la saisie de notes, de carnets, d’informatique, qu’elle s’effectue
à domicile ou sur le lieu de travail", sont "des déviances
détestables au regard du droit de la presse et du travail des journalistes".
"Ces principes, absolument intangibles, doivent être respectés par la
société, par la justice, les acteurs quels qu’ils soient. La liberté de la
presse ne se fractionne pas", ajoute le SNJ.
De son côté, la Société des Journalistes (SDJ) de Radio France
dénonce ces perquisitions et "tient à manifester son soutien total aux
journalistes du Point et de L’Equipe, dont le seul tort est d’avoir enquêté,
avec des moyens légaux, sur le scandale du dopage au sein de l’équipe cycliste
Cofidis".
La SDJ "s’inquiète de ces méthodes, qui portent atteinte au
secret des sources des journalistes". Elle craint que "ces pratiques,
à l’avenir, puissent entraver le travail de tout journaliste cherchant à
révéler ou à vérifier une information".