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Un masculinisme français ?

Du site entregars.com, magazine masculiniste.

UN MASCULINISME FRANÇAIS ?

Aujourd’hui, je veux vous parler de mes cousins. Ce sont des cousins exemplaires. Ils sont éduqués, cultivés, dynamiques, créatifs, libres. Plus âgés, plus expérimentés, ils sont de véritables modèles pour moi. Pendant quelques années nous avons été éloignés et voilà que dernièrement, j’ai repris contact avec eux.

Doucement, j’ai commencé par demander des nouvelles. Et mes cousins m’ont merveilleusement répondu, ils m’ont ouvert leur porte, m’ont donné accès à leur univers en me parlant, en échangeant avec moi. Ils viennent maintenant chez moi, à chaque jour. A chaque jour, ils visitent Entregars.com.

Mes cousins, ils habitent la France. Je les pensais masculinistes, mes cousins. Je souhaitais qu’ils m’aident à aider les hommes, mais plus je découvre le monde de mes cousins, plus j’ai peur pour eux. J’ai cependant espoir car chez mes cousins... ça bouillonne. La soupe masculiniste est en préparation.

Depuis maintenant dix ans ou à peu près, le masculinisme, ou appelez ce mouvement comme vous voulez, roule sa bosse au Québec. Plusieurs hommes s’imposent comme des leaders en parlant, en écrivant, en manifestant pour améliorer la condition masculine. Plusieurs de ces hommes bousculent les idées et confrontent une société devenue féministe au détriment d’hommes qui subissent des injustices. Les masculinistes combattent le message actuel le plus destructeur : les hommes ne peuvent pas être des victimes, ils possèdent encore majoritairement le pouvoir.

Il est important pour une société, pour le maintien d’un équilibre et de la liberté collective, que certains de ses éléments revendiquent, bousculent et remettent en question les trop grandes évidences. Les masculinistes font tout ça, parfois très bien, parfois très mal. Tout comme le féminisme d’il y a trente ans, le masculnisme d’aujourd’hui expérimente et apprend à partir de ses réussites et de ses erreurs. Les féministes n’ont pas été parfaites, les masculinistes ne le sont pas non plus et exiger qu’ils améliorent la condition masculine sans bousculer qui que ce soit relève de l’utopie. On ne change pas une société sans en bousculer le confort de ses citoyens les plus encroûtés.

Donc, au Québec, ça bouge. D’un mouvement à peu près exclusivement centré vers les besoins et les droits des pères, nous en sommes maintenant à réaliser qu’avant d’être pères nous sommes des hommes. C’est l’homme qu’il faudra aider avant toute chose. D’ailleurs, plusieurs ne comprennent pas pourquoi les hommes se plaignent. Richard Martineau du Journal de Montréal l’a dit aux hommes : cessez de vous plaindre, ça fait tellement féminin...

Connaissant bien la situation de la condition masculine au Québec, j’ai voulu savoir ce qui se passe ailleurs. J’ai fouillé sur le net en France à la recherche d’organisations ou d’individus masculinistes et je dois dire qu’à ma grande surprise, j’ai trouvé peu de choses. En fait, je n’ai pas trouvé de site web se positionnant clairement comme masculiniste alors que plusieurs de mes cousins visitent Entregars.com. et s’affichent comme tel. J’ai toujours été curieux de savoir pourquoi des Français venaient ici, sur Entregars.com, pour échanger aussi souvent sur le masculinisme. Je comprends maintenant pourquoi, trop peu d’hommes s’affichent ouvertement comme étant masculinistes en France. Pourtant, les Français ont faim de masculinisme, d’un mouvement qui se concentrera sur leurs besoins, voilà pourquoi ils traversent l’océan et viennent discuter ici.

Dans mes recherches, j’ai bien trouvé quelques « hoministes », ceux qui ont inventé un terme pour ne pas trop bousculer les féministes qui n’aiment pas qu’un mouvement soit idéologiquement opposé à certaines de leurs orientations. Ne pas trop déranger, ne pas trop bousculer, demander sans jamais exiger, affirmer en chuchotant, voilà à quoi me font penser les hoministes. Certains hommes disent utiliser « hoministe » parce que « masculiniste » possède une connotation négative aux yeux de plusieurs, surtout les féministes. Ce sont d’ailleurs les féministes qui se sont appropriées le terme « masculiniste » et se sont dépêchées à y accoler une perception négative. Je crois qu’il est beaucoup plus constructif de réhabiliter le qualificatif « masculiniste » que d’en utiliser un autre et diviser le mouvement, diluer les forces.

Traiter un homme de masculiniste s’avère une insulte et constituera une arme tant que ce terme restera un concept « contrôlé » par les féministes extrémistes. Le masculinisme doit devenir l’équivalent aux yeux de tous et toutes du féminisme et être considéré positivement.

Voilà la situation qui semble prévaloir en France, les masculinistes ont peur de s’afficher par manque de leaders. Au Québec, les masculinistes semblent plus organisés, plus déterminés à ne pas nier leur véritable essence, mais rien n’est facile.

Au Québec d’ailleurs, il existe un merveilleux parallèle à établir entre le concept de l’indépendance et le masculinisme. Pendant des années, le mouvement indépendantiste a avancé, s’est forgé un chemin dans la tête des québécois. L’indépendance, c’était clair: des québécois voulaient acquérir l’indépendance et souhaitaient que le Québec deviennent un pays. Mais un jour, certains stratèges ont décidé de ne plus utiliser « indépendance » et les opposants, les fédéralistes, se sont appropriés le terme pour s’en servir comme une arme de peur. Nous en étions rendus, au pire, au plus creux du mouvement « indépendantiste » où les indépendantistes se disaient « souverainistes » et les fédéralistes criaient haut et fort que les « indépendantistes » voulaient détruire le Canada. Un monde de fous, le monde à l’envers. L’indépendance, qui était un merveilleux concept dirigeant un peuple vers la liberté s’est soudainement transformée en arme aux mains des fédéralistes opportunistes et, ma foi, bien plus intelligents que les stratèges « souverainistes » qui reniaient l’idéal des indépendantistes.

Le masculinisme est en train de subir le même traitement. Parce que certains leaders n’osent pas s’affirmer et préfèrent les détours au chemin en ligne droite, nous en sommes rendus à élaborer toutes sortes de concepts qui amènent les hommes à se questionner sur la pertinence même de réfléchir sur la condition masculine. Le masculinisme existait déjà depuis longtemps et voilà que certains arrivent avec le terme « hoministe » et divisent le mouvement de défense des droits des hommes. Les hoministes disent vouloir éviter le terme « masculinistes » parce qu’il possède une connotation négative... Je soupçonne plutôt les hoministes d’avoir créé un mouvement parallèle justement pour isoler et cantonner le masculinisme dans un ghetto au lieu de s’impliquer et approfondir la réflexion des masculinistes.

La stratégie hoministe ne fonctionne pas puisque j’ai pu lire sur plusieurs blogues et sites féministes que « les hoministes ne sont que des masculinistes hypocrites ». Je vous le dis, il va falloir se concentrer sur le masculinisme.

De plus, je ne laisserai pas les miens seuls en disant qu’ils sont des gros méchants qui ne comprennent pas et qui sont néfastes pour la condition masculine. Je vais rester à leurs côtés, je vais discuter avec eux, nous allons nous confronter, nous allons nous engueuler, nous allons nous réconcilier, nous allons nous rapprocher, nous allons nous raffiner... mais je ne m’éloignerai pas d’eux en disant qu’ils ne sont que « des masculinistes » qui ne comprennent pas. Je ne mépriserai pas les miens.

Chers cousins français, n’ayez pas peur de vous afficher comme étant masculinistes, il n’y a pas de honte à se sentir masculiniste. Je suis masculiniste car je priorise les hommes dans mes actions, je souhaite venir en aide aux hommes et améliorer la condition masculine, sans pour autant dénigrer les femmes ou mettre en péril les acquis qu’elles méritent de posséder. Je ne vois rien de mal dans cette mission et seule une pensée démagogique voit dans le masculinisme un idéal machiavélique.

Je ne me dirai pas « hoministe » pour ne pas déplaire à celles qui ont peur que la satisfaction des besoins des miens remettent en question leurs plus extrêmes revendications.

J’ai le droit de prioriser les hommes, de renier le dicton « Les femmes et les enfants d’abord  ». Les hommes possèdent autant de valeurs que quiconque et leur bonheur est indispensable pour le maintien de l’équilibre de notre société. Les hommes se suicident plus, mangent plus mal, roulent plus vite, se sentent moins compétents avec leurs enfants... et moi je n’ai pas le droit de vouloir les aider en priorité ?

Chers cousins, soyez fiers de penser prioritairement aux hommes et de vouloir les aider.

Moi, je suis fier d’être masculiniste. Bienvenue à tous les masculinistes Français, ici... c’est chez vous.

Source : http://www.entregars.com/taq070704mascufrancais.htm.

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